ÉVÈNEMENTS CULTURELS

théatre

Marius
(D’après Marcel Pagnol)

Du 16 au 19 octobre 2019
SUR RÉSERVATION.

Durée : 1h20
Représentations dans les anciens ateliers des Baumettes.

6 représentations de la création théâtrale de Joël POMMERAT, en collaboration avec Caroline GUIELA-NGUYEN et Jean RUIMI,
jouée par des personnes détenues de la Maison Centrale d’Arles.

Création

Le spectacle Marius a été créé dans l’enceinte de la maison centrale d’Arles du 27 décembre 2017 au 2 janvier 2018, à la suite de plusieurs mois de répétitions et d’écriture au plateau.

La méthode de travail a été l’improvisation dirigée, débouchant ensuite sur l’écriture précise du texte. Dans un premier temps le travail d’improvisation permet aux acteurs de s’approprier très librement les personnages et les situations. Et finalement le texte est enrichi par le vécu et de l’imaginaire de chacun. 

Le projet était d’aboutir à une pièce que les comédiens devraient ensuite restituer au mot près. Du fait de la difficulté et de l’ambition artistique élevée de ce projet, il a confronté les comédiens à un engagement très fort. Le processus s’est développé sur une longue durée (plus d’un an et demi de travail pour Marius). 

Ce spectacle a été produit par la Compagnie Louis Brouillard, avec le soutien de l’administration pénitentiaire. Ont également contribué au projet le Théâtre d’Arles, La Garance, scène nationale de cavaillon, Jean-Michel Grémillet /association Culture et Liberté. Et aussi le service pénitentiaire d’insertion et de probation des Bouches-du-Rhône, la Fondation EC’Art Pomaret, la direction interrégionale des services pénitentiaires de Marseille, la maison centrale d’Arles, l’Equinoxe-Scène nationale de Châteauroux, le Printemps des Comédiens, la MC93-Bobigny, le C.N.C.D.C. de Châteauvallon-Scène nationale, la Coursive-Scène nationale de La Rochelle, le Théâtre Olympia-Centre Dramatique National de Tours, le Merlan-Scène nationale de Marseille et La Criée-Théâtre National de Marseille.

Représentation

Synopsis : Marseille, une boulangerie qui fait également salon de thé et petite restauration. Un commerce en mal de clientèle. 

Marius est un jeune homme attiré par les voyages, mais qui reste à Marseille pour aider son père (César) à gérer cette affaire qui ne marche pas bien. 

Il est amoureux d’une amie d’enfance (Fanny) qui travaille dans un salon de coiffure du quartier. Il est aimé en retour, mais leur relation ne se concrétise pas, du fait de son indécision. 

Pour le provoquer, la jeune femme attise la jalousie du jeune homme avec une vieille connaissance de la famille (Panisse), un homme mûr, qui possède plusieurs magasins de motos.
Marius hésite à abandonner son père qui l’a élevé seul, et Fanny qu’il considère comme la femme de sa vie. 

Et pourtant quand quelqu’un lui propose concrètement de partir, le désir d’ailleurs est plus fort.
Plus fort que la jalousie, que la peur de perdre celle qu’il l’aime et de décevoir son père. 

Cette pièce prend toute liberté avec l’oeuvre originale tout en lui restant très fidèle. Adapter, réécrire mais ne pas trahir. L’histoire est sortie de son époque (l’entre-deux-guerres) pour la faire résonner avec aujourd’hui, en conservant le contexte marseillais que plusieurs comédiens connaissent bien.

Les représentations aux Baumettes sont rendues possibles grâce au co-financement de la Fondation d’entreprise Hermès, du Théâtre National de La Criée, de la Compagnie Louis Brouillard et de l’administration pénitentiaire.

PROJECTION DE FILM

Dans la solitude des champs de coton
de Bernard-Marie Koltes

Projection d’un film aux Baumettes réalisé dans le cadre d’ateliers animés par l’association Lieux Fictifs.

21, 22 et 23  Novembre 2019 
2 séances par jour : après-midi et soirée

Interprétation par des personnes détenues de la prison des Baumettes et des habitants de la ville de Marseille.

FILM

Dans la solitude des champs de coton est une installation cinématographique adaptée du texte de Bernard-Marie Koltès. Cette œuvre interroge l’inertie et le mouvement, l’idéal et la réalité, la transgression et la norme.
18 personnes détenues et 9 personnes libres de Marseille s’approprient le dialogue entre Dealer et Client. Ils évoluent dans un même décor, celui d’une friche industrielle, dont une partie est reconstituée à l’intérieur de la prison, donnant dans l’œuvre finale l’illusion d’un même lieu.
Pour ces interprètes, tous d’origines, de nationalités, de langues, d’âges et de milieux socio-professionnels différents, cette création devient à la fois la langue et le lieu commun, le point de rencontre et l’horizon.

La création est présentée en multidiffusion sur quatre écrans en carré. Les spectateurs sont placés au centre de cet ensemble, sur des fauteuils pivotants à 360°. Cette position entre dealers
et clients leur permet de composer leur propre partition en jouant avec des sons et des images qui surgissent des écrans qui les entourent.

Installation cinématographique : Caroline Caccavale et Joseph Césarini.
Continuité dramaturgique du texte et direction d’acteur : Jeanne Poitevin et Maxime Carasso.

Les projections aux Baumettes entrent dans le cadre de la rétrospective Regard depuis la prison de l’événement Prison Miroir / Friche la Belle de Mai.​

CONFÉRENCES & DÉBATS

Un cycle de conférences / débats est organisé sur des thématiques touchant l’univers carcéral, l’histoire de la prison, ainsi que les grandes affaires criminelles de 1945 à nos jours.

Le 02 octobre 2019 

  • 13h30 : L’histoire des prisons en général : structures d’enfermements, personnels, personnes détenues. Durée : 2h
  • 16h :L’histoire des anciennes prisons de Marseille  (La prison Saint Pierre, La prison Chave, Les Présentines, Le centre pénitentiaire de Marseille – Baumettes). Durée 2h

Conférences animées par Jean-François ALONZO, Formateur à l’Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire.
Attention, les conférences ne donne pas accès à la visite de la prison des Baumettes.

PRISON MIROIR

Expositions • films • rencontres • performances

Du 26 octobre 2019 au 23 février 2020
à la Friche la Belle de Mai
Renseignements www.lafriche.org

La Friche la Belle de Mai, en complicité avec Lieux Fictifs, consacre plusieurs mois à l’exploration de la question de la relation entre la prison et l’art : expositions, rencontres, projections, performances, tables rondes, écoutes sonores permettront de porter un regard renouvelé et hors de tout a priori sur l’univers carcéral.

Au programme, deux expositions photographiques réalisées dans des prisons et à l’école nationale de l’administration pénitentiaire, Détenues de Bettina Rheims et Un œil sur le dos d’Arnaud Théval, une rétrospective des films produits et réalisés par les artistes Caroline Caccavale et Joseph Césarini, Regard depuis la prison – un studio de cinéma en prison, ainsi que deux grands week-ends, 25-26-27 octobre 2019 et 7-8 février 2020, déroulant avec de multiples intervenants cette question essentielle, à la fois sociale, politique et artistique.

De nombreux artistes et professionnels de la justice seront invités à participer à ces temps publics : Bettina Rheims, Laure Adler, Nicolas Frize, Arnaud Théval, Caroline Caccavale, Isabelle Gorce – Présidente du tribunal de grande instance de Marseille, Christophe Bass – Avocat, Christine Charbonnier – Secrétaire générale de la direction interrégionale des service pénitentiaire Sud-Est.

Dans le cadre de l’événement “Adieu Baumettes, d’une prison à l’autre”, en partenariat avec la direction interrégionale des services pénitentiaires Sud-Est, Prison Miroir propose Dans la solitude des champs de Coton de Bernard – Marie Koltès, installation cinématographique de Caroline Caccavale et Joseph Césarini.